Poème d’Antoine Pol écrit en 1911
Album : Fernande (1972)
[Am]
[F] [E7]
Je veux dédier ce poème,
[A7] [D7]
À toutes les femmes qu'on aime,
[Am] [G7] [C] [E7]
Pendant quelques instants secrets,
[F] [E7]
À celles qu'on connaît à peine,
[A7] [D7]
Qu'un destin différent entraîne,
[Am] [G] [Am] [Am]
Et qu'on ne retrouve jamais.
[F] [E7]
À celle qu'on voit apparaître,
[A7] [D7]
Une seconde, à sa fenêtre,
[Am] [G7] [C] [E7]
Et qui, preste, s'évanouit,
[F] [E7]
Mais dont la svelte silhouette
[A7] [D7]
Est si gracieuse et fluette
[Am] [G] [Am] [Am]
Qu'on en demeure épanoui.
[F] [E7]
À la compagne de voyage,
[A7] [D7]
Dont les yeux, charmant paysage,
[Am] [G7] [C] [E7]
Font paraître court le chemin;
[F] [E7]
Qu'on est seul peut-être à comprendre,
[A7] [D7]
Et qu'on laisse pourtant descendre
[Am] [G] [Am] [Am]
Sans avoir effleuré la main.
[F] [E7]
À celles qui sont déjà prises,
[A7] [D7]
Et qui vivant des heures grises,
[Am] [G7] [C] [E7]
Près d'un être trop différent,
[F] [E7]
Vous ont, inutile folie,
[A7] [D7]
Laissé voir la mélancolie
[Am] [G] [Am] [Am]
D'un avenir désespérant.
[F] [E7]
Chères images aperçues,
[A7] [D7]
Espérances d'un jour déçues,
[Am] [G7] [C] [E7]
Vous serez dans l'oubli demain;
[F] [E7]
Pour peu que le bonheur survienne,
[A7] [D7]
Il est rare qu'on se souvienne,
[Am] [G] [Am] [Am]
Des épisodes du chemin.
[F] [E7]
Mais si l'on a manqué sa vie,
[A7] [D7]
On songe, avec un peu d'envie
[Am] [G7] [C] [E7]
À tous ces bonheurs entrevus,
[F] [E7]
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre,
[A7] [D7]
Aux coeurs qui doivent vous attendre,
[Am] [G] [Am] [Am]
Aux yeux qu'on n'a jamais revus.
[F] [E7]
Alors, aux soirs de lassitude,
[A7] [D7]
Tout en peuplant sa solitude
[Am] [G7] [C] [E7]
Des fantômes du souvenir,
[F] [E7]
On pleure les lèvres absentes
[A7] [D7]
De toutes ces belles passantes
[Am] [G] [F]
Que l'on n'a pas su retenir.
[G] [A]